Entre nous, l’appartement traversant est sans doute le type de bien le plus désirable qui soit. Lumineux, ventilé, super bien agencé, généralement très bien situé, il coche à peu près toutes les cases du logement parfait. Mais gare aux désillusions : le même appartement traversant peut se transformer en fournaise l’été et en frigo l’hiver, en couloir des courants d’air ou en scène de théâtre pour les voisins d’en face. La solution ? Prendre le temps de bien comprendre ce qu’on cherche, et de peser le pour et le contre. On vous explique tout ce qu’il faut savoir (et les trucs à ne SURTOUT pas louper) sur l’appartement traversant.
Appartement traversant : courant d'air de génie ou fausse bonne idée ?
Un appartement traversant, c'est pas juste un appart avec deux fenêtres qui se regardent en chiens de faïence. Non, c'est le yogi des logements : il relie deux façades opposées, genre « j'ai besoin de respirer par tous les pores ». Double exposition obligatoire – idéalement nord-sud ou est-ouest, histoire que le soleil fasse sa tournée du matin au soir sans rater une pièce. Disons-le franchement, c'est l'équivalent immobilier du gosse qui veut toujours avoir une issue de secours.
La double exposition ? Simple : tu te tapes la lumière (et parfois la vue) des deux côtés. Résultat, la lumière naturelle t'envahit, la ventilation suit et tu te prends à rêver d'une vie sans VMC ni ampoules allumées à 16h en novembre. Mais entre nous, avant de hisser le drapeau blanc devant tant de perfection, faut se demander si ce Graal n'a pas son lot de pièges vicieux.
Oubliez la visite de 15 minutes, le seul vrai test, c'est d'y passer 24h avec un luxmètre et un anémomètre de poche. On n'achète pas une babiole, merde.
Disons-le franchement, est-ce que ce Graal immobilier n'est pas un peu surcoté ?
Les atouts de l'appartement traversant : pourquoi on en rêve tous (ou presque) ✨
La lumière naturelle à gogo : votre vitamine D sur un plateau
Disons-le franchement, la star des arguments pour l'appartement traversant, c'est la lumière naturelle. Tu veux une cure gratuite de vitamine D, de janvier à décembre ? Voilà. Quand t'as une fenêtre côté est et une autre côté ouest, le soleil fait son défilé du lever au coucher, comme s'il validait ta déco pièce par pièce. Le matin, tu te fais cramer les rétines dans la cuisine puis, hop, le salon s'enflamme en fin de journée – ambiance open bar pour photons.
Pas besoin de rallumer la lumière à 15h42 dès octobre ! Et niveau facture d'électricité, tu peux presque encadrer le graphique de ta conso EDF tellement il descend. On n'est pas chez les Amish non plus, mais entre nous, voir baisser la note chaque mois a un petit goût de revanche sociale. Sans parler du côté anti-gueule de bois existentielle : plus t'as de lumière naturelle, moins ton appart ressemble à un aquarium dépressif. Même dans 40 m², tu respires. L'espace paraît pousser tout seul... Si seulement ça marchait aussi avec l'argent ou la motivation.
Anecdote véridique : Yvonne du 3ᵉ a multiplié ses plantes vertes par huit depuis qu'elle vit dans un traversant. Son cactus ne savait même pas qu'il pouvait fleurir.
Une ventilation digne d'un moulin à vent (le côté positif)
On passe à la ventilation croisée. Là où certains se battent avec leur VMC asthmatique ou des diffuseurs qui sentent la vanille chimique, toi tu ouvres deux fenêtres et Bam ! Cyclone domestique catégorie 2 pour évacuer l'odeur de raclette d'hier soir et faire baisser la température plus vite que ta motivation un lundi matin.
L'été ? Pas besoin d'habiter une grotte ni de dormir sous trois packs de glaçons : l'air circule naturellement dès que tu crées une ouverture sur chaque façade opposée (merci la conception traversante). C'est vraiment le "split system" du pauvre qui veut survivre à la canicule sans vendre un rein pour payer la clim'.
Entre nous : rien ne vaut le plaisir mesquin d'observer le linge sécher en 30 minutes chrono alors que ton voisin galère depuis trois jours dans sa cave orientée nord.
Des vues à double tranchant : un panorama, pas un bocal
Avoir deux expositions, c'est aussi offrir à tes yeux deux spectacles radicalement différents : d'un côté tu mates la rue – son théâtre permanent de scooters fous et passants pressés ; de l'autre tu trouves peut-être une cour planquée où même les pigeons semblent chiller peinards. Résultat ? Double ambiance garantie !
Ça permet de respirer (littéralement), mais aussi mentalement – changer d'atmosphère sans bouger son postérieur du canapé. Crois-moi, lors des apéros entre potes ou des visites familiales gênées, balancer "Regarde cette vue !" fait toujours son petit effet.
Une valeur (un peu plus) sûre sur le marché immobilier ?
Disons-le franchement : l'appartement traversant fait saliver agents immobiliers et investisseurs comme un buffet gratuit. Ces biens-là partent souvent plus vite – et parfois plus cher – parce qu'ils garantissent luminosité ET confort thermique raisonnable si l'isolation suit (par pitié vérifie les joints des fenêtres). En bonus ? Un bon DPE grâce aux apports solaires passifs et aux déperditions réduites... enfin sauf si t'aimes vivre façon igloo ou sauna selon la saison.
Selon une étude manifestement fictive mais très sérieuse menée par la Société Kahloun Immobilière (SKI), 92% des personnes interrogées préfèrent acheter traversant plutôt qu'un F2 tristoune exposé nord-est-placard-à-balais.
Atouts majeurs de l'appartement traversant en résumé :
- Lumière partout, du matin au soir (et ça change tout)
- Ventilation croisée efficace sans gadgets électriques moches
- Deux vues distinctes, double ambiance sans frais d'agence supplémentaire
- Valeur immobilière boostée si isolation correcte – effet jackpot possible au moment de la revente
Les inconvénients cachés : la douche froide de l'appartement traversant 🥶
Le vis-à-vis : bonjour les voisins et leurs habitudes étranges
Se croire peinard dans un traversant ? Laisse-moi rire. La réalité, c'est souvent celle du poisson rouge dans son bocal, maté de toutes parts. Fenêtre sur rue = défilé permanent d'yeux indiscrets ; fenêtre sur cour = opéra quotidien des voisins d'en face qui n'ont absolument aucune pudeur. Disons-le franchement, si tu tiens à ta vie privée comme à ta première console de jeux, tu pourrais vite déchanter.
Entre nous, j'ai connu quelqu'un – appelons-le Gérald – qui a découvert sans le vouloir que sa voisine tricotait... en petite tenue fluo tous les mercredis soir. Chacun ses hobbies mais bon, ça marque l'esprit (et la rétine).
Niveau parade ? On retrouve toujours les mêmes solutions : voilages épais, rideaux occultants pour jouer à cache-cache avec le soleil ET les curieux. Les brise-vue, canisses et plantes alignées devant la fenêtre font illusion jusqu'à ce qu'un courant d'air sauvage tout emporte façon scène burlesque. Les films adhésifs dépoli peuvent sauver la mise sans condamner la lumière – mais oublie les stickers licorne.
Bref, on fait comme on peut : entre sacrifices et astuces bricolées, faut une sacrée discipline pour éviter la télé-réalité involontaire.
L'aménagement, un casse-tête de niveau expert
Le mythe du traversant spacieux s'effondre vite quand tu t'essayes à meubler cet espèce de couloir XXL. Ici, c'est pas Versailles ! Avec des fenêtres partout et peu de murs pleins : impossible de caser une bibliothèque Billy géante ou ton portrait grandeur nature acheté sur un coup de tête aux puces.
On appelle ça l'effet wagon : tout en longueur, peu profond… Tu veux faire ambiance cosy ? Il faut ruser. L'architecte fictive Vanessa Faivre (qui n'existe que dans mes rêves) résume bien : « Meubler un traversant, c'est de l'art, pas de la simple déco ». Traduction :
- Adieu gros buffets imposants,
- Bonjour meubles bas et étroits,
- Tapis pour délimiter sans cloisonner,
- Et surtout pas de gros canapés en travers sinon il faut ramper jusqu'à la cuisine.
Comme je suis sympa (et pratico-sarcastique), voilà une vidéo qui va t'éviter quelques crises d'angoisse devant ton salon-tunnel :
Entre nous, même Marie Kondo abandonnerait.
Les déperditions thermiques : le fameux courant d'air en hiver
Alors oui l'été tu fais tourner l'air comme un pro... Mais l'hiver ? Si tes fenêtres datent de Giscard ou que le joint a été posé par un stagiaire myope en 1979, prépare-toi à chauffer les moineaux ! Plus il y a d'ouvertures extérieures plus tu multiplies les ponts thermiques ; résultat : facture qui monte aussi vite que le prix des œufs bio au marché.
Et le DPE dans tout ça ? Il vire vite au cauchemar si l'isolation ne suit pas. Entre perte de chaleur et courants d’air imprévisibles… Disons-le franchement : c’est pas demain que tu gagneras le concours du logement éco-performant si tu négliges ces points-là.
| Type de vitrage | Isolation thermique | Coût annuel chauffage* |
|---|---|---|
| Simple vitrage | Faible | ≈ 400 €/fenêtre |
| Double vitrage ancien | Moyen | ≈ 250 €/fenêtre |
| Double vitrage moderne | Élevée | ≈ 120 €/fenêtre |
- Estimation grossière selon surface moyenne et zone tempérée ; chez Mamie dans le Cantal ou avec radiateur grille-pain offert par EDF en 1993, ça peut doubler !
En résumé : plus lumineux certes... mais parfois aussi glacial qu’un frigo vide après trois jours d’oubli.
Astuces pour ne pas vivre dans une vitrine
Jouer avec la lumière sans se transformer en star de téléréalité
Disons-le franchement, si tu veux échapper au spectacle permanent (toi en pyjama fluo le matin, c'est non), faut blinder l'appart contre les regards sans tomber dans l'ambiance bunker. La meilleure parade ? Empiler les options :
- Voilages légers : ils tamisent juste ce qu'il faut, laissent passer la lumière mais bloquent les commères d'en face. Préfère du lin ou de l'organza – polyester cheap, c'est une offense à ta dignité.
- Stores japonais ou californiens : ajustables à la minute. Tu as le choix entre look zen ou open-space new-yorkais fatigué. Pratique quand tu veux te planquer ponctuellement.
- Films pour vitrage effet dépoli ou miroir sans tain : pose rapide, ça coupe la vue mais pas le soleil. Il faut juste assumer que le soir, tu es visible si tu as oublié d'éteindre derrière... Merci les LED basse conso !
- Jardin d'intérieur façon "paravent végétal" : empile les plantes grasses et fougères devant la fenêtre. Non seulement ça filtre les regards (et un peu l'air), mais en plus tu peux faire croire que tu as la main verte... même si tout meurt en août.
L'avis de Raphaëlle Levet (décoratrice jamais blasée) ? « Mélanger voilage blanc et store bateau permet d’ajuster à chaque heure ; le film dépoli reste le must pour ceux qui veulent vraiment tout cacher sans assombrir. »
Bref, on fait comme on peut pour éviter la télé-réalité gratuite et garder un peu de mystère chez soi.
Créer des zones sans tout cloisonner (la magie du zoning)
Entre nous, l'astuce ultime pour survivre dans un traversant, c'est le zoning – traduisez : séparer sans enfermer. Fini les cloisons fixes qui transforment ton appart en boîte à chaussures ! Voici comment s'en sortir :
- Un grand tapis délimite direct l'espace salon. Plus c’est coloré, plus ça détourne l’œil du bazar ambiant.
- Bibliothèque basse (pas haute !) entre coin repas et salon : elle structure sans bloquer les photons ni ta circulation hasardeuse après un apéro trop long.
- Claustra ajouré, pile entre esthétique scandinave et bricolage du dimanche – parfait pour créer une frontière visuelle sans perdre le contact avec tes colocataires fantômes.
- Verrière d’atelier légère : bonus style industriel assumé mais aussi passage de lumière obligatoire.
D'après BR Design Intérieur (les pros du faux mur malin) : « Un zoning réussi repose sur trois choses : hauteur contenue des séparateurs, transparence partielle et circulation fluide. Pas besoin de plan d'architecte – deux meubles bien choisis peuvent suffire. »
Anecdote express : Mon pote Léo a utilisé sa collection de vinyles (300 pièces) comme cloison mobile pour séparer son bureau du salon… Bon, faut aimer Dusty Springfield ET faire attention en passant, mais ça marche !
Choisir les bons meubles pour éviter l'effet 'wagon de train'
Le traversant a tendance à ressembler à un wagon SNCF déprimé dès que t'empiles deux armoires normandes au mètre carré. Pour éviter ce naufrage décoratif :
- Opte pour du mobilier bas (canapé large mais bas, tables basses filaires, bancs discrets).
- Les meubles modulables sont tes meilleurs potes : petit bout de table qui sert aussi d’étagère/desserte/tabouret-d’invité-imprévu...
- Un canapé d’angle, placé judicieusement, casse direct la linéarité façon rails interminables.
- Les meubles filaires ou ajourés (type étagères métalliques grillagées) laissent passer la lumière ET font croire que tu maîtrises Pinterest alors que tu perds tous tes tournevis.
Bref, on fait comme on peut pour que ça ait de la gueule – et parfois, c’est justement ce joyeux bordel bien pensé qui donne tout son charme à un traversant.
Verdict sur l'appartement traversant
Disons-le franchement : l'appart traversant, ce n'est ni l'eldorado radieux, ni la prison à courants d'air que certains redoutent. Il défonce tout côté lumière naturelle et ventilation – t'as de la vitamine D et de l'air frais sans rien demander à personne. Mais faut pas s’emballer : côté intimité, c’est souvent la lose, et pour caser tes meubles préférés tu peux vite finir en mode Tetris désespéré.
Côté investissement ? Sur le marché, il garde la cote tant que tu n’as pas négligé l’isolation ou fait fuir les voisins avec tes fêtes du solstice d’été. Mais si t’es du genre à vouloir te balader en slip sans public, ou que tu rêves d’un salon-bibliothèque façon château, réfléchis à deux fois. Bref, on fait comme on peut et surtout… on choisit selon ce qu’on est prêt à supporter!
Au final, l’appart traversant, c’est un peu comme un coup de poker : ça peut être le jackpot de lumière ou un courant d’air financier. À vous de voir si vous avez une bonne main.




