Le portail Géofoncier Public est l’outil indispensable pour toute personne possédant un terrain ou souhaitant en acquérir un. Il permet, en quelques clics, d’accéder à toutes les informations officielles relatives à une parcelle : plan cadastral, bornage, règles d’urbanisme, risques naturels, transactions immobilières… Et tout cela gratuitement. Voici comment l’utiliser.
Comprendre votre terrain grâce à Géofoncier Public
Entrons directement dans le vif du sujet : si vous pensez que comprendre votre terrain est réservé aux professionnels en gilet fluo et chaussures boueuses, détrompez-vous. Géofoncier Public est l'outil qui démocratise le pouvoir foncier. Fini les débats interminables au barbecue sur « la clôture était là avant » ; désormais, c’est vérifiable sans sortir la calculette ni solliciter un cousin notaire.
Qu'est-ce que le portail Géofoncier Public ?
Géofoncier Public – ou GéofoncierPUBLIC pour les habitués de la paperasse – est le site officiel des géomètres-experts, ces professionnels capables de lire des plans sans tourner la tête. Sur ce portail, vous trouverez des fiches simplifiées pour chaque parcelle, avec des informations fiables qu’on ne peut pas obtenir en demandant à Jean-Claude du coin qui « se souvient vaguement ». Il s’agit du répertoire national constamment mis à jour : surface officielle, numéro, arpentage… jusqu’à la liste des géomètres-experts locaux.
Disons-le franchement, Géofoncier est l'outil idéal pour vérifier si le voisin n'a pas avancé son mur en douce pendant que vous vous occupiez de votre potager.
En résumé, oubliez les plans griffonnés sur une nappe : c’est le Google Maps de la propriété, mais sans photos floues ni adresse IP traçable.
Géofoncier ou Géoportail : comprendre la différence
Soyons clairs : il est facile de confondre les deux. Géoportail est idéal pour préparer une balade ou repérer les sentiers pour promener Médor. Mais pour les questions foncières, il est aussi utile qu’une poêle sans manche.
Géofoncier, quant à lui, fournit des informations précises : limites officielles, historique des interventions cadastrales et aspects juridiques. Si vous souhaitez simplement localiser la forêt communale, Géoportail suffit. Mais pour connaître précisément où s’arrête votre pelouse et commence celle du voisin, c’est Géofoncier qu’il faut utiliser. L’un sert à s’orienter, l’autre à éviter un litige pour un grillage rouillé.
Géofoncier Public : un service entièrement gratuit
Pour être clair : Géofoncier Public est gratuit. Cela peut sembler surprenant en France, où les services efficaces demandent souvent de nombreux justificatifs.
Il existe une version payante, GéofoncierEXPERT, destinée aux professionnels souhaitant des rapports détaillés. Mais pour surveiller discrètement votre quartier ou connaître la surface exacte de votre terrain, la version publique est largement suffisante.
Utiliser Géofoncier Public : guide pratique
Étape 1 : Trouver une parcelle facilement
Si vous savez taper le nom de votre rue dans un moteur de recherche, vous êtes déjà prêt pour Géofoncier Public.
Sur l’interface, une barre de recherche vous attend : entrez l’adresse, la commune ou, pour les plus aguerris, la référence cadastrale (section et numéro). Pas besoin d’être un expert du cadastre : cliquez et la carte zoome directement sur le terrain. Astuce : activez la vue satellite. C’est bien plus parlant qu’une carte classique où tout est beige délavé — vous pouvez même vérifier si le voisin a déplacé sa piscine.
Anecdote vraie : ma cousine pensait avoir perdu la moitié de son jardin après un cambriolage de portail. En deux clics sur Géofoncier Public (sans stress), elle a pu vérifier la limite exacte… et découvrir que c’était simplement sa haie qui était morte. On fait comme on peut.
Étape 2 : Comprendre la fiche parcellaire
Une fois la parcelle localisée, une fiche s’affiche — pas d’inquiétude, ce n’est pas un bulletin météo des années 80.
Vous y trouverez toutes les informations essentielles pour éviter les mauvaises surprises chez le notaire ou avec un voisin bricoleur.
Voici les éléments à surveiller :
- Section cadastrale : le grand secteur administratif, par exemple "B" ou "AE".
- Numéro de parcelle : l’équivalent du numéro de rue, version rurale — le GPS du foncier.
- Contenance : la surface officielle en m², celle qui fait foi auprès de la mairie pour vos projets.
La fiche parcellaire est la carte d’identité officielle de votre terrain, bien loin des rumeurs du café du coin.
Étape 3 : Trouver le géomètre-expert local
En faisant défiler la page, vous accédez à l’annuaire des géomètres-experts intégré. Ces professionnels sont souvent redoutés… jusqu’au jour où un voisin entreprend des travaux empiétant sur votre terrain. Leur nom devient alors précieux.
Pourquoi contacter un géomètre-expert ?
- Pour faire borner officiellement votre parcelle, ce qui évite de nombreux conflits.
- En cas de désaccord sérieux entre voisins sur une limite ou une haie envahissante.
- Avant tout projet important (extension, clôture…), pour éviter un procès long.
Personnellement, dès qu’un ami évoque une clôture électrique ou une nouvelle allée, je lui donne directement l’adresse du géomètre-expert local trouvée sur Géofoncier Public. Ce sont les seuls à trancher quand tout le monde veut jouer au shérif.
Les informations foncières essentielles disponibles
Cadastre et bornage : comprendre les fondamentaux
Pour éviter le classique « ah mais moi je croyais que... » lors du prochain apéro de quartier, voici l’essentiel : le plan cadastral est un croquis institutionnel utilisé pour les impôts. Ce n’est ni une preuve, ni une garantie, ni un document opposable. C’est comme utiliser la carte de Poudlard pour trouver le métro République : décoratif, mais pas fiable pour se repérer dans la réalité foncière.
En revanche, le bornage réalisé par un géomètre-expert est la garantie ultime : officiel, signé, et opposable à tous (même au cousin qui lit le Code civil en diagonale). Seul ce procès-verbal de bornage délimite réellement votre parcelle — c’est la référence dans les litiges liés aux murets déplacés.
Ceux qui confondent plan cadastral et bornage se retrouvent souvent à relire leurs actes chez l’avocat ou le notaire, avec beaucoup d’inquiétude.
Urbanisme (PLU) : connaître vos droits de construction
Sur Géofoncier Public, vous ne vous contentez pas d’observer les limites : vous pouvez également consulter les documents d’urbanisme (PLU). C’est un peu la notice IKEA version mairie : quelles couleurs pour votre façade ? Combien d’étages sont autorisés ? Où installer votre cabane à outils sans être convoqué au conseil municipal ?
Ces informations, parfois complexes, peuvent être superposées via l’interface.
En bonus, vous trouverez aussi des documents techniques comme le DMPC (Document Modificatif du Parcellaire Cadastral), pour savoir si votre parcelle a récemment changé administrativement. Autant d’informations qui peuvent transformer votre rêve de piscine en projet réglementé.
Les risques (PPRI) : votre terrain est-il exposé ?
En France, les surprises climatiques sont fréquentes… Géofoncier permet d’ajouter plusieurs couches d’informations : inondations, glissements de terrain, etc. En activant le PPRI (Plan de Prévention des Risques d’Inondation), vous saurez immédiatement si votre salon risque d’être inondé lors d’un orage.
Il est fortement recommandé de faire cette vérification avant d’investir dans un parquet massif ou une cave à vin coûteuse.
Anecdote personnelle : un ami voulait aménager son sous-sol en home cinéma… jusqu’à ce qu’il découvre que son terrain se trouve en zone inondable sur Géofoncier. Résultat : il a investi dans une pompe et deux canards gonflables. On fait comme on peut.
Les DVF : connaître le prix réel des ventes immobilières
Voici le summum du voyeurisme immobilier : les Demandes de Valeurs Foncières (DVF). Cette base de données riche vous permet de découvrir les prix réels des transactions récentes autour de votre parcelle. Fini les « j’ai vendu au prix fort » alors que la maison partait avec les tapisseries incluses.
Vous accédez à l’historique des ventes sur plusieurs années : surface vendue, prix net vendeur…
C’est l’outil parfait pour préparer une négociation ou un apéritif grinçant avec vos voisins récemment enrichis.
Pour les plus exigeants, il existe aussi DVF Expert, offrant des informations encore plus détaillées (service payant).
Ce que Géofoncier Public ne révèle pas
Le nom du propriétaire : une information confidentielle
Vous pensiez pouvoir taper une adresse et obtenir le nom du propriétaire ? Ce n’est pas possible. Sur Géofoncier Public, le nom du propriétaire est protégé, comme les recettes de la baguette traditionnelle. Pour respecter le RGPD, la confidentialité est totale, même pour les plus curieux.
Si vous souhaitez vraiment connaître le propriétaire, voici la procédure officielle :
- Obtenez la référence cadastrale exacte (merci Géofoncier pour cette aide).
- Téléchargez le formulaire 6815-EM-SD.
- Envoyez-le au centre des impôts fonciers de la zone ou à la mairie.
- ATTENTION : vous devez justifier votre demande (achat, litige, etc.). L’argument « je suis curieux » ne fonctionne pas.
- Parfois, il faudra contacter le Service de la Publicité Foncière pour obtenir l’information notariale officielle (prévoyez patience et café).
Il faut savoir que tenter de stalker son voisin sans bouger du canapé est une démarche très longue.
L’historique de la parcelle : des informations limitées
Géofoncier affiche un instantané actuel : qui possède quoi et quelle surface correspond à chaque propriétaire. Cependant, pour les informations historiques détaillées — divisions successives, actes notariés anciens, propriétaires d’avant l’euro — les données sont limitées.
Pour une recherche approfondie, comme découvrir que votre parcelle a été divisée lors du remembrement de 1974 ou connaître les anciens propriétaires, il faut se tourner vers la Publicité Foncière (anciennement Conservation des Hypothèques). Cette démarche implique beaucoup de paperasse et parfois un passage au guichet. On fait comme on peut.
Géofoncier, un allié précieux pour les propriétaires
Il existe deux types de propriétaires en France : ceux qui naviguent à l’aveugle avec des souvenirs et anecdotes, et ceux qui, avant de discuter avec le voisin, consultent Géofoncier Public. C’est le réflexe malin pour ne plus être un touriste sur son propre terrain.
Géofoncier Public remplit toutes les conditions : gratuit, il fournit des informations officielles fiables et vous évite de perdre du temps à courir après un notaire ou à relire la loi ALUR avec une migraine. Vous pouvez préparer vos arguments avant de réclamer vos 23 cm de clôture (ou reconnaître une erreur) ; connaître précisément vos droits de construction ; et vérifier discrètement si le voisin a vraiment fait une bonne affaire en vendant sa maison.
1️⃣ Vérifier les limites officielles et préparer vos arguments
2️⃣ Connaître les règles avant de dessiner les plans de votre maison
3️⃣ Estimer le prix du quartier sans inviter tous les voisins à l'apéro
Chacun fait comme il peut, mais avec Géofoncier à portée de main, vous passez du statut de « propriétaire du dimanche » à celui, bien plus sûr, de propriétaire qui connaît parfaitement son terrain. Fini les mauvaises surprises, place à un contrôle discret et éclairé de votre patrimoine. On fait comme on peut… mais cette fois, c’est nettement mieux.




