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Curcuma plante entretien : le guide express pour ne pas la tuer en 1 semaine

La plante de curcuma (ou tulipe du Siam) est sans doute l’une des plus spectaculaires qu’on puisse accueillir chez soi. Mais elle est aussi l’une des plus exigeantes en termes d’entretien. Pour cause : elle ne tolère ni l’excès d’eau, ni le manque de lumière, ni les variations de température. Et surtout : elle entre en dormance complète durant l’hiver. Résultat, des milliers de plantes finissent à la poubelle chaque année, par manque de connaissance de son cycle de vie. Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il faut savoir pour prendre soin d’un curcuma d’ornement.

13 min
Jardin & Extérieurs
16 January 2026 à 18h59

Disons-le franchement : si elle est sans doute l’une des plantes les plus spectaculaires qu’on puisse accueillir chez soi, la Tulipe du Siam n’est pas la plus facile à entretenir, ni même la plus conciliante.

Pour cause : elle ne tolère ni l’excès d’eau, ni le manque de lumière, ni les variations de température. Et surtout : elle entre en dormance complète durant l’hiver.

Résultat : des milliers de plantes finissent à la poubelle chaque année, par manque de connaissance de son cycle de vie.

Mais nous sommes convaincus d’une chose : en matière de jardinage, il n’y a pas de plante “difficile”. Seulement des plantes qui demandent un peu plus d’attention que d’autres.

Et surtout, des plantes qui offrent un sentiment d’accomplissement inégalé quand elles se plaisent enfin dans notre intérieur.

Pour vous aider à faire partie des heureux propriétaires d’un curcuma en pleine forme, nous avons préparé ce guide ultra-complet.

Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir pour prendre soin d’un curcuma d’ornement, et surtout, pour ne pas le tuer en une semaine.

Entretien du Curcuma : le guide express pour ne pas le tuer en 1 semaine 🪴

Accueillir un curcuma chez soi, c’est accepter un colocataire fragile qui adore se faire remarquer par ses caprices. Vous voulez qu’il survive plus d’une semaine ? Lisez bien.

infographie humoristique entretien curcuma

Arrosage : ni trop, ni trop peu, juste ce qu'il faut

Le terreau doit rester humide, mais jamais détrempé. C’est simple à dire, moins à faire. Le secret de vieux briscard : enfoncez votre doigt dans la terre. Si c’est sec sur 2 cm, on arrose (doucement !). Si c’est encore humide, on oublie l’arrosoir. En été ? Deux fois/semaine max (source). En automne ? On lève le pied sévère.

L’excès d’eau flingue plus de curcumas que tous les chats réunis. Ce bordel végétal déteste les bains forcés – ce n’est pas une mission sauvetage !

Anecdote véridique : mon cousin a voulu "bichonner" son curcuma – trois semaines d’arrosages quotidiens, compost direct. Voilà.

Lumière : le soleil, oui, mais pas en pleine face

Le curcuma aime la lumière intense mais surtout pas le soleil direct. On vise 8 heures de lumière filtrée, par exemple derrière un rideau ou sous une verrière voilée (source). Imaginez-le comme un vampire qui rêve d’un bronzage sans brûlure : de la clarté oui, du soleil cru jamais. Dans la jungle asiatique, il pousse sous les arbres géants… Pas au bord d’une piscine.

À retenir : Feuilles qui pâlissent = manque de lumière. Feuilles roussies = coup de chaud en plein cagnard !

Température idéale : comme vous, en t-shirt

18 à 25°C, c’est sa zone de confort (source). Un courant d’air ou une fenêtre ouverte toutes les cinq minutes et il tire la tronche illico. Bref : ambiance salon cosy, loin des chocs thermiques.

S’il fait frais chez vous au point de devoir sortir la polaire… mauvaise nouvelle pour votre diva tropicale.

Le B.A.-BA pour chouchouter votre Tulipe du Siam (et frimer un peu)

Si vous pensez que le curcuma se contente d'une poignée de terre et d'un peu d'eau du robinet, vous êtes mal barré. Entre nous, on est sur une diva tropicale qui veut du sur-mesure, pas du low-cost.

Quel substrat et quel pot pour un rhizome heureux ?

Drainage ou mort subite. Voilà l’option. Le curcuma déteste avoir les pieds dans la boue : il veut un terreau aéré, jamais compact. Prenez un terreau pour plantes fleuries bien souple et mélangez-y un tiers de perlite ou de sable de rivière (propre hein ! pas celui du bac à chat). Certains ajoutent 30% de compost mûr pour booster la vie microbienne, mais ce n’est pas obligatoire si vous débutez (source).

Le détail qui tue : obliger les trous au fond du pot. Pas quatre trous ridicules… au moins cinq ou six, bien larges ! Sinon, c'est l’asphyxie maison. Petite astuce : placez une couche de billes d’argile ou gravier sous le substrat, histoire que l’eau ne stagne jamais au contact des racines (source).

Bref, un pot sans trou, c’est comme un scooter sans roue – ça finit au rencard.

L'arrosage du curcuma : l'art subtil de ne pas le noyer

Vous voulez garder votre curcuma vivant ? Arrosez deux fois par semaine maximum en pleine croissance (printemps-été), mais toujours en vérifiant que les deux premiers centimètres du sol sont secs avant de sortir l’arrosoir (source). À l’automne ? On espace méchamment : une fois tous les 10 jours voire moins.

Et puis stop avec l’eau calcaire sortie directement du robinet. Ce coloc exigeant préfère une eau à température ambiante, non calcaire (eau filtrée ou reposée 24h). Pour faire genre « climat tropical », pschittez régulièrement ses feuilles – il adore ça.

La plupart des gens tuent leur curcuma par excès d'amour, en l'inondant d'eau. La noyade est sa principale cause de mortalité. Retenez-le bien.

Anecdote : une fois, j’ai oublié mon arrosoir pendant dix jours… Résultat ? Il était radieux. Comme quoi, trop d’attention, ça gave vite !

Nourrir la bête : quel engrais pour une floraison de star ?

Vous voulez la fleur rose flash qui fait jalouser tout Instagram ? Du liquide spécial plantes fleuries, riche en phosphore (regardez NPK > P élevé), toutes les deux semaines entre avril et septembre (source). Inutile de forcer – rien ne pousse plus vite parce qu’on gave d’engrais.

Dès que ça jaunit à l’automne, on arrête tout. Le rhizome doit pioncer tranquille sinon il craque son slip et stoppe net la croissance la saison suivante.

Le rempotage : quand et comment lui offrir un nouveau chez-soi ?

Le rempotage : début mars, avant même que les tiges décollent du sol (source). Fréquence ? Tous les deux ans environ – sauf si le rhizome serre comme dans le métro à 18h.
1. Sortez bien délicatement le rhizome (pas besoin de mener une opération commando).
2. Installez-le dans un pot plus large avec terreau frais + drainage impeccable (cf plus haut).
3. Replacez-le ni trop profond ni trop haut : 5 à 6 cm sous la surface, histoire qu’il se sente encore chez lui.
4. Reprenez l’arrosage tout doux jusqu’à ce que le feuillage pointe le bout du nez.

Bref, on fait comme on peut mais on évite les expériences farfelues – ce n’est ni une sculpture moderne ni une patate oubliée sous l’évier.

Rempotage rhizome curcuma sain substrat drainant

Le curcuma au fil des saisons : un cycle de vie à respecter ☀️❄️

Le curcuma n’est pas juste une plante de salon. C’est un colocataire qui vit la dolce vita en saison chaude… puis fait grève totale dès que les jours raccourcissent. Il faut arrêter de flipper à la moindre feuille jaune : le secret est d’accepter son rythme et de ne pas vouloir forcer la nature (ni le chauffage).

Printemps et été : la période de croissance et de gloire

Voilà le moment où votre curcuma sort sa panoplie de superstar. Dès mars/avril, il se réveille après des mois d’hibernation façon ours brun. Les tiges percent littéralement la surface du pot, les feuilles vertes larges s’étirent (parfois à une vitesse qui ferait pâlir un bambou), et si tout roule : la fameuse fleur rose ou blanche – Tulipe du Siam pour les intimes – débarque pour faire son show (source).

Côté entretien :
- Arrosage régulier (2 fois par semaine, mais test du doigt obligatoire) ;
- Engrais liquide spécial plantes fleuries toutes les 2 semaines ;
- Lumière indirecte importante, mais chaleur constante (20-25°C).

Bref, c’est la star du salon – faut suivre le rythme : ni sec ni noyé, jamais à jeun d’engrais. Et si vous ratez une semaine… il fait la gueule.

Automne : le début de la sieste (feuilles jaunes en vue !)

En septembre, la diva range sa robe rose. Les feuilles commencent à jaunir, puis sèchent, comme tous les ans – ne paniquez pas, ce n’est pas l’apocalypse végétale ! C’est juste que le rhizome commence à stocker ses réserves pour l’hiver (source).

Continuer d’arroser comme en août équivaut à une pourriture assurée.
- On espace sérieusement l’arrosage : une fois tous les 10-15 jours maximum.
- On arrête totalement l’engrais.
- On laisse faire : couper seulement quand toutes les feuilles sont sèches (pas avant !).

Le plus gros piège ? Croire que votre curcuma est en train de mourir parce qu’il jaunit. Non… il dort juste avec style !

Info importante : Le jaunissement des feuilles en automne n'est pas un signe de maladie. C'est le pyjama de votre curcuma. Laissez-le se préparer pour sa longue nuit d'hiver.

Gérer le curcuma en hiver : le mode hibernation est activé

Ici, on arrête tout cirque horticole.

  1. Plus un arrosage dès que toutes les tiges sont sèches.
  2. Coupez ces tiges à 3 cm du sol, histoire de faire propre.
  3. Stockez votre pot dans une pièce fraîche (15 à 18°C) et surtout sombre (par exemple cellier ou chambre non chauffée). Pas collé au radiateur !
  4. Oubliez ce pot jusqu'en mars – pas un regard ni une goutte d’eau (source).

Anecdote maison : un hiver, j’ai cru bien faire en brumisant mon pot chaque semaine… Résultat ? Moisissures et rhizome moisi. Depuis, je laisse dormir tranquille – et ça repart chaque année comme neuf.

SOS Curcuma : diagnostiquer et sauver votre plante en détresse 🚑

Avec un curcuma, le drame n'est jamais loin – mais il y a des solutions. Voici comment ne pas perdre la tête (ou la plante) au moindre souci.

Fleurs fanées : faut-il couper et comment ?

OUI, sans détour ! Quand la fleur ressemble à une vieille paille desséchée, on ne discute pas : on coupe toute la tige, bien à la base, proche du terreau (source). C’est pas la peine d’espérer un comeback – la fleur du curcuma, c’est une diva. Une scène, un show, puis rideau. Laisser cette tige moisir épuiserait juste le rhizome pour que dalle. Entre nous, ça lui fait même du bien.

Gros plan sur une magnifique fleur de Curcuma ornemental (Tulipe du Siam) en pleine floraison, avec ses bractées roses et ses petites fleurs blanches.

Un spectacle fini n’est pas un échec : c’est normal. Coupez sec et laissez vivre le reste de la plante tranquille.

Les indésirables : pucerons et cochenilles, comment s'en débarrasser ?

Ces parasites débarquent quand vous négligez l’humidité ou que votre curcuma prend un coup de mou. Premier réflexe : douche froide au jet d’eau, directement sur les bestioles si possible (le balcon c’est mieux que le salon). Si ça persiste : pschitt d’eau savonneuse au savon noir, tous les 3 jours jusqu’à disparition des squatteurs (source).

Autre astuce maison : vérifiez l’air ambiant – si c’est sec comme le désert d’Atacama, brumisez plus souvent votre curcuma. Un peu d’attention réelle vaut mieux qu’un traitement chimique. Plus votre plante est en forme, moins elle attire ce cirque.

Le bout des feuilles brunit : coup de soif ou coup de soleil ?

Vous voyez le bout de feuille marron sec ? Ne cherchez pas midi à quatorze heures. 90 % du temps, c’est une atmosphère trop sèche chez vous… ou alors le curcuma crame sous un rayon têtu en plein après-midi (source).

Solution simple :
- Vaporisez son feuillage tous les deux jours (avec de l’eau non calcaire si possible).
- Déplacez-le si besoin loin du soleil direct aux heures chaudes.
- Évitez aussi les radiateurs qui assèchent tout sur leur passage.

Bref : trop sec ou trop brûlant… le curcuma déteste les extrêmes. Restez dans la nuance et il vous dira merci… ou du moins il arrêtera de griller ses pointes.

Questions-réponses : tout ce que vous vouliez savoir (sans oser le demander)

Vous pensiez tout savoir sur cette divinité botanique ? Spoiler : il reste deux-trois trucs à piger avant de fanfaronner devant les voisins. Mieux vaut s’informer que finir aux urgences véto ou gastriques.

La plante curcuma est-elle toxique pour les chats et les enfants ?

Non, le Curcuma d’ornement (Curcuma alismatifolia) n’est pas considéré comme toxique pour nos félins ni pour les enfants qui traînent partout (source). Plusieurs sites sérieux et pépiniéristes confirment qu’il ne fait pas partie des plantes à bannir rapidement de votre salon. Cela dit, attention : s’il venait à être grignoté en grande quantité (du genre festin félin), il pourrait provoquer quelques troubles digestifs légers.1 Entre nous : on surveille la plante et le petit dernier, encore moins de place ici pour l’improvisation façon Top Chef…

Culture en intérieur ou en extérieur ?

Ce curcuma-là est fait pour l’intérieur sous nos latitudes. Il craint autant le gel que vous la douche froide un matin de décembre. En été, pas de souci pour le mettre dehors – balcon ou terrasse ombragée, jamais sous un soleil direct – mais dès que la température descend sous 15 °C, on rentre rapidement. En pleine terre ? Oui, mais uniquement si vous vivez dans une région où la neige ne connaît même pas le nom de votre village (source). Bref : la vie au grand air est temporaire pour lui.

Peut-on consommer le rhizome d’un curcuma d’ornement ?

Non catégorique ! Même si son nom évoque des plats exotiques et des recettes indiennes à tomber par terre, le Curcuma alismatifolia n’a rien à voir avec le fameux Curcuma longa utilisé en cuisine (le vrai du curry). Votre bouture ornementale n’est pas destinée à finir râpée dans un dhal maison – elle peut contenir des traitements non alimentaires invisibles mais bien réels (source). Entre nous : gardez-la belle sur la table basse et filez à l’épicerie pour vos envies culinaires.

Attention : n'essayez jamais de consommer le rhizome de votre curcuma d'ornement. Il est destiné à la décoration, pas à la cuisine. Pour cela, il y a l'épicerie.

Alors, prêt à devenir le gourou du Curcuma (ou juste à le garder en vie) ?

Tout ce cinéma autour du curcuma, c’est surtout pour masquer que la plante n’a rien de compliqué. C’est juste un colocataire tropical avec des horaires à respecter et zéro tolérance pour les excès d’eau. Il faut arrêter de psychoter. Arrosez modérément, offrez-lui une lumière de starlette sans coup de soleil, coupez net la diva fanée, et surtout, en hiver, blackout total sur l’arrosoir.

Honnêtement : si vous respectez son sommeil et ses humeurs, son come-back printanier vous éblouira. Bref, on fait comme on peut… et parfois, ça marche même mieux qu’annoncé !

Récapitulatif express du gourou :

  • Arrosage modéré (terre humide, pas noyée).
  • Lumière vive, soleil indirect.
  • Arrêt de l’arrosage et de l’engrais en hiver (dormance obligatoire).
  • Couper la fleur fanée. C'est tout. Facile, non ?
Curcuma plante entretien : le guide express pour ne pas la tuer en 1 semaine

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