Entre nous, je suis à peu près aussi doué en jardinage qu’un poulpe à une partie de foot. Et pourtant, il est une plante qui accepte mes expérimentations foireuses de bouturage sans broncher : le Zamioculcas. Disons-le franchement, cette plante est à l’enracinement ce que Bear Grylls est à la survie en milieu hostile.
Le bouturer est d’ailleurs un excellent moyen d’agrandir sa collection sans exploser son PEL. Mais aussi (et surtout), de sauver les meubles lorsqu’une branche vient à casser (ce qui arrive plus souvent qu’on ne le pense).
Sauf que voilà : ce n’est pas parce que le bouturage de Zamioculcas est facile qu’il ne nécessite pas un minimum de méthode. C’est là qu’on entre en jeu : on vous a compilé toutes les techniques qui marchent (ou presque) dans ce guide ultra-complet.
Préparez-vous à transformer votre intérieur en jungle tropicale accidentelle.
Préparer le terrain : l'attirail du parfait (ou imparfait) boutureur de Zamioculcas
Disons-le franchement, tu n'as pas besoin d'un labo dernier cri pour bouturer un Zamioculcas. Même avec deux mains gauches et trois outils bancals, ça passe. Mais si tu veux faire genre "je maîtrise", voici ce qu'il te faut :
Ce dont vous aurez (vraiment) besoin : le kit de survie du Zamioculcas
- Sécateur propre et bien aiguisé (si tu ne veux pas infliger la gangrène végétale à ta plante)
- Verre d'eau du robinet ou bouteille, c'est kif-kif
- Terreau léger et bien drainant (ou un vieux sac oublié dans ton garage, on fait comme on peut!)
- Petits pots en plastique ou en terre cuite (bonus pour l'effet récup')
- Hormones de bouturage, pour les optimistes (mais franchement, t'en as pas besoin)
- Chiffon ou essuie-tout, histoire de ne pas repeindre la table du salon en vert
Entre nous, le secret c’est la propreté : un sécateur sale = maladie garantie. Oui, même les plantes ZZ ont leur seuil de tolérance à la négligence humaine.
Choisir la bonne 'victime' : tiges et feuilles à la rescousse
Alors, comment choisir LA tige ou LA feuille qui va braver tous les dangers ? Prends une tige dodue, bien verte, sans tâches ni signes de fatigue (genre feuilles ramollies ou jaunies). Même délire pour la feuille : ferme, brillante, nickel chrome.
Pour répondre à LA grande question :
Comment couper une branche de Zamioculcas ?
Prends ton sécateur propre et coupe net juste en dessous d'un nœud (là où sort une feuille). La longueur idéale ? Entre 10 et 15 cm. Pas plus – sinon tu ruines le stock de départ – pas moins – sinon ça donne rien sauf remords.
Bref, on fait comme on peut… mais proprement !
Les voies insoupçonnées du bouturage de Zamioculcas : le grand déballage des techniques qui marchent (parfois)
Disons-le franchement, s'il y avait une ligue des aventuriers de la plante d'intérieur, le bouturage du Zamioculcas (alias "Plante ZZ") serait son épreuve phare. Pas besoin d'être botaniste, juste d'avoir le goût du risque et une passion pour les expériences plus ou moins contrôlées. Chaque méthode ressemble à un petit voyage imprévisible :
- Bouture de tige : l'option express pour les impatients. Tu coupes, tu plantes (ou tu trempes dans l'eau), et tu croises fort les doigts !
- Bouture de feuille : là, on change de dimension. C'est la quête longue durée – tu enterres une feuille et t'attends que la magie (ou le miracle) opère.
- Division : opération commando au cœur des rhizomes. On sépare la famille ZZ en plusieurs morceaux pour voir naître une nouvelle génération... ou un drame souterrain.
Chaque méthode a son lot de surprises et de ratages glorieux. La seule certitude, c’est que le Zamioculcas en redemande !
Méthode 1 : Enraciner une bouture de tige de Zamioculcas (l'option 'j'ai pas le temps')
Si tu as déjà vu quelqu’un paniquer devant une branche cassée de Plante ZZ, c’était sûrement moi. Mais là, on passe au niveau supérieur : la chirurgie végétale maison, version Samir. Prends ton sécateur propre (oui, vraiment propre), vise juste sous un nœud sur une tige dodue – c’est là que la magie se trame. La coupe doit être nette, pas genre « j’ai arraché sous la pluie un soir d’orage ».
Petit conseil : laisse sécher cette coupe à l’air libre pendant quelques heures, histoire de faire une mini-cicatrisation. Pourquoi ? Parce qu’une tige fraîche plantée direct, ça finit souvent en compote molle (expérience vécue, plusieurs fois).
Enracinement dans l’eau : le bain de jouvence (et d’attente)
C’est l’option zen – ou presque. Plonge ta tige coupée dans un verre d’eau (propre) et pose tout ça près d’une fenêtre. File-lui une lumière indirecte, ni sauna ni grotte. Change l’eau tous les 4-5 jours max ! Si tu veux éviter de voir apparaître la morve gluante des fonds vaseux…
« L’impatience du bouturage, c’est vérifier les racines tous les deux jours et finir par persuader la plante que non, tu ne veux pas juste l’espionner, mais vraiment la voir pousser. Spoiler : ça ne va pas plus vite comme ça ! »
Vidéo tutorielle montrant les étapes d'enracinement d'une bouture de tige de Zamioculcas dans l'eau.
Le verdict : il te faudra attendre 6 à 10 semaines pour voir apparaître un semblant de racine (et parfois plus si la plante décide qu’elle fait grève…).
Enracinement en substrat léger : pour les puristes (qui n’aiment pas l’eau)
Si tu veux jouer au pro ou si tu détestes surveiller le niveau d’eau, mélange-toi un substrat maison : terreau à semis + perlite + Vulcastrat (ce mot existe vraiment). Remplis un petit pot percé, enfonce la base de ta tige coupée bien droite et tasse tout ça sans brutalité.
Place le pot dans une pièce lumineuse mais sans soleil direct – le sauna express du rebord sud est interdit. Un peu d’humidité ambiante c’est bien, mais pas marécage non plus. Et derrière… attends minimum 2 mois avant toute micro-espérance de racines.
Anecdote : à force d’avoir vérifié mes boutures toutes les semaines, j’ai fini par en casser deux rien qu’en tirant dessus « pour voir ». Bref, on fait comme on peut… et on apprend à rien toucher.
La coupe chirurgicale : chaque feuille compte (presque)
Bouturer une feuille de Zamioculcas n’est pas l’autoroute du succès. C’est même l’option pour les joueurs qui aiment voir pousser la mousse sur leur radiateur en attendant. Mais si tu as vraiment la foi (ou un stock illimité de patience), voilà comment tu t’y prends :
Chope une feuille bien ferme (pas celle qui pendouille comme un vieux mouchoir), brillante et sans tâches. Avec ton sécateur désinfecté (ou un couteau si t’aimes vivre dangereusement), coupe direct à la base, là où la feuille rejoint la tige principale. Pas d’hésitation : faut trancher net, sinon c’est mort avant même d’avoir commencé.
Ensuite, prépare-toi un substrat léger : mélange terreau pour semis et perlite ou sable fin. Plante ta feuille : enfouis environ un tiers dans le substrat, ni plus ni moins. Tasse doucement. Arrose léger, juste histoire de dire – le marécage, c’est non.
La vérité : tu vas devoir raciner lentement… très lentement. Parfois il faut attendre plusieurs mois (six minimum) avant d’espérer voir débarquer un rhizome minuscule ou un cheveu-racine. Si tu es du genre à compter les jours, change tout de suite d’activité.
Bref, on fait comme on peut… et parfois ça marche !
La division de touffe de Zamioculcas : quand votre plante est trop généreuse
Il arrive un moment où ton Zamioculcas devient carrément envahissant, genre squatteur officiel du salon. Ou alors, tu as juste envie d’en avoir partout (syndrome du collectionneur). Le bon timing pour la division ? C’est à l’occasion d’un rempotage, généralement au printemps – le cycle lunaire n’a jamais rien changé chez moi, faut pas croire les rumeurs.
Le mode opératoire ? Tu commences par sortir la plante du pot. Ensuite, prépare-toi au "grand déballage" : tu retournes délicatement le pot (en tapotant, histoire de ne pas arracher un bras… ou une racine) jusqu’à ce que la motte sorte. C’est là que tu découvres les fameuses patates charnues : les rhizomes ! Chez certains, ça ressemble plus à un plat familial qu’à une plante…
Démêle doucement les racines à la main, ou avec un bâtonnet si c’est la jungle. Si les rhizomes sont indissociablement collés comme des frères siamois en grève de séparation, sors le couteau : tranche net entre deux sections bien fournies. Plus tu prends ton temps à séparer proprement, moins tu risques la cata.
Chaque segment doit garder au moins un ou deux rhizomes et quelques tiges feuillées. Replante chaque morceau dans un nouveau pot avec du terreau drainant (toujours lui !), tasse mollo et arrose à peine. Les premières semaines ? On laisse tranquille : pas de rempotage-douche ni festival d’engrais !
Résumé technique : Division = sortir la plante du pot + démêler/répartir les rhizomes + replanter chaque bout dans son coin. Délicatesse obligatoire, sous peine de finir avec une purée de Zamioculcas… Bref, on fait comme on peut.
L'après-bouturage : chouchoutez vos bébés Zamioculcas (ou laissez-les se débrouiller, ils sont robustes)
Le premier "rempotage" d’un bébé Zamioculcas, c’est un peu comme filer les clés du studio à ton ado. Tu flippes, mais faut bien le lâcher à un moment ! Quand les racines commencent à pointer sous le pot ou que tu as une motte qui résiste au « test du doigt » (comprendre : tu tires délicatement sans tout arracher), c’est l’heure du grand saut. Prends un pot à peine plus grand, bourre-le de terreau super drainant (évite la gadoue, c’est pas une plante de marais), et installe ta bouture bien droite. Tasse doucement, arrose léger… puis oublie-la un peu.
Côté entretien du Zamioculcas : lumière douce, jamais soleil direct (à moins de vouloir griller tes pousses façon chips), et eau seulement quand la terre est sèche en surface. Le ZZ-plant aime la discrétion : tu ne touches pas trop, il kiffe. Chaque nouvelle pousse brillante ou racine blanche visible est un signe que tu as réussi, même si la plante prend son temps (parfois des mois pour prendre 5 cm). Patience et flemme sont tes meilleurs alliés ici !
Faut-il vraiment multiplier vos Zamioculcas ?
Si tu as lu jusqu’ici, c’est que tu veux tenter le coup, même sans diplôme d’horticulture ni totem vaudou de la main verte. Le Zamioculcas est un champion toutes catégories pour ceux qui doutent encore d’eux – ou qui collectionnent les pots vides à la cave. Peu importe les bourdes, tu peux toujours récupérer une tige ou une feuille perdue et miser sur un miracle maison. Bref, on fait comme on peut… et souvent ça marche !
La patience est souvent mise à rude épreuve : le bidouillage a mené plus d’un salon à la jungle tropicale surprise. Même tes "plantes mortes" peuvent renaître si tu leur files un peu de lumière et du terreau pas trop pourri. Alors lance-toi sans complexe, teste tout ce qui te passe par la tête (sauf l’arrosage quotidien, là c’est non).
Et puis, si tu veux pousser le vice des boutures faciles, va jeter un œil à la Tradescantia zebrina : guide complet d’entretien, bouturage et conseils déco – elle pardonne tout, même l’oubli !




