Une terrasse en bois, même la plus simple, peut transformer un extérieur banal en un palace de plein air... à condition d'arrêter de copier les catalogues suédois. Alors, on vous a compilé 20 idées (vraiment) inspirantes pour enfin passer à l'acte. Avec en bonus : le guide complet pour construire la vôtre.
Belles terrasses en bois : plus de 20 idées pour concrétiser votre projet
On ne va pas se mentir : la plupart des extérieurs ressemblent à un terrain vague vaguement domestiqué, surtout quand la météo s'en mêle. Pourtant, une terrasse en bois bien pensée, ça peut électriser un bout de gazon fatigué ou réveiller le moral d’une cour sans charme. Disons-le franchement, il suffit parfois d’un rien (ou d'un bon coup de folie) pour que le rêve prenne forme — et surtout échappe au copier-coller Ikea. Allez, sortez les yeux de vos catalogues suédois : voilà comment on passe du fantasme à la vraie vie.
La terrasse surélevée : dominer le jardin et optimiser l’espace
Place au promontoire ! La terrasse surélevée, c’est l’art de transformer un terrain en pente ou une parcelle tordue en poste d’observation ultra stylé. Imaginez-vous, là-haut, surveillant d’un œil critique la cuisson du barbecue du voisin tout en profitant d’une vue imprenable sur votre royaume vert (ou sur quelques mauvaises herbes… mais on ne juge pas). Pratique : sous la terrasse, on planque les vélos/tondeuses/stock de transats moches. Côté esthétique : avec un beau bois comme le Garapa ou l’Ipé et deux trois pots bien choisis, ça claque plus qu’une estrade de festival. Bref, on fait comme on peut — mais avec style.
À savoir : Une terrasse sur pilotis permet de gagner des mètres carrés cachés pour ranger tout ce qui traîne habituellement dans le jardin, sans dénaturer le paysage.
La terrasse moderne : lignes épurées et matériaux contemporains
La modernité ? Ça se veut droit comme un i mais franchement, qui vit dans un magazine ? Ici, c’est lignes épurées, angles nets et matériaux sérieux : du Frêne Thermochauffé qui fleure bon l’innovation ou du Kebony Clear pour ceux qui veulent afficher leur amour du bois scandinave (sans tomber dans l’ennui mortel). Les couleurs ? Du gris profond ou noir charbon — parfait pour méditer sur le vide existentiel entre deux mojitos. L’éclairage LED intégré dans les lattes donne une ambiance pseudo-futuriste une fois la nuit tombée. Déco minimaliste obligatoire : un coussin unique (parce que deux serait presque vulgaire), une table basse où rien ne doit jamais traîner. Entre nous, c’est chic… Mais à force d’austérité zen, on n’ose même plus rire fort.
La terrasse bohème : un bazar organisé plein de charme
Ici tout est permis ! Le style bohème, c’est le joyeux bazar maîtrisé où s’accumulent tapis bariolés (dedans ET dehors), coussins dépareillés trouvés chez Emmaüs ou rapportés d’un voyage foireux à Lisbonne, guirlandes lumineuses façon guinguette et plantes tropicales agglutinées dans chaque coin libre. Le bois joue les seconds rôles mais fait toute la différence question chaleur visuelle – même pas besoin qu’il soit parfaitement aligné. Anecdote véridique : j’ai vu une terrasse avec six types de pots différents et deux fauteuils récupérés chez Mamie… Eh ben c’était canon ! Si vous aimez avoir l’impression que votre salon a déménagé dehors après une soirée trop arrosée : foncez.
Pour approfondir l’inspiration autour de la récup’ et des astuces simples : Idée jardin : 20 inspirations faciles et pas chères pour aménager son extérieur
La petite terrasse de ville : optimiser chaque centimètre
Arrêtez tout : avoir 4 m² de balcon ce n’est PAS une excuse pour vivre tristement ! Les Parisiens savent y faire : mobilier pliable (qu’on range dès qu’il pleut), jardinières suspendues contre les murs moches ou accrochées sur la rambarde – chaque centimètre doit servir à quelque chose. Pensez verticalité : treillis ou câbles pour faire grimper quelques plantes coriaces (lierre invincible recommandé). Et toujours ce sol en vrai bois qui apporte chaleur immédiate même entre deux immeubles grisâtres — effet oasis garanti.
Anecdote vécue : dans un studio du 11e arrondissement, il y avait trois chaises empilables et sept pots suspendus – résultat ? Tous les voisins voulaient squatter au moindre rayon de soleil !
Choisir le bois idéal pour sa terrasse : guide pratique
Disons-le franchement : choisir son bois pour terrasse, c’est comme élire un président – tout le monde a un avis, personne n’est jamais d’accord et à la fin, c’est vous qui payez l’addition. Oubliez les discours marketing, on va faire le tri entre le solide, le bling-bling et le purement fonctionnel.
Les bois européens (Pin, Douglas...) : un choix local et écologique
On commence avec les locaux de l’étape : Pin Sylvestre et Douglas. Le genre de bois qu’on croise dans les forêts d’ici, pas à dix mille bornes en cargo. Franchement abordables, faciles à manipuler (on ne finit pas ruiné ni trempé de sueur), et surtout… adaptés au climat hexagonal (salut l’humidité !). Mais attention : sans traitement autoclave classe 4 – cette tambouille chimique qui rend votre planche quasiment increvable face à la pluie et aux champignons – ils plient sous la pression en quelques saisons.
Le Pin traité classe 4 tient la route mais demande un petit passage au saturateur chaque année. Le Douglas ? Un peu plus costaud naturellement mais lui aussi réclame sa dose d’entretien si vous voulez qu’il reste beau sans finir grisâtre avant vos vacances.
C’est un choix judicieux si vous êtes prêt à un entretien annuel.
| Essence de bois | Prix indicatif/m² | Durabilité (avec traitement) | Entretien nécessaire |
|---|---|---|---|
| Pin Sylvestre | 20-30 € | 15-20 ans | Saturateur annuel |
| Douglas | 25-40 € | 15-25 ans | Saturateur annuel |
Les bois exotiques (IPE, Cumaru...) : durabilité et élégance
Envie d’impressionner la galerie ou les voisins jaloux ? Les essences exotiques comme l’IPE, le Cumaru ou l’Itauba sont faites pour vous. C’est dense à s’en casser une visseuse, résistant aux insectes, à la pluie tropicale ET à vos erreurs de montage (oui oui). Leur durée de vie ? On parle ici d’un investissement longue durée, façon héritage familial...
« Un IPE bien posé ne vous survivra peut-être pas, mais il verra sans doute vos enfants quitter la maison. C'est un investissement sur plusieurs décennies. »
Seul bémol — et il est énorme : le prix pique fort (comptez mini 70€/m²), et faut VRAIMENT checker que c’est certifié FSC/PEFC sinon vous financez peut-être la disparition d’une forêt primaire pour deux selfies apéro… Entre nous, c'est magnifique, mais ça se mérite et ça demande de vérifier l'étiquette pour ne pas participer à la déforestation.
Le bois composite : praticité et entretien réduit
Vous détestez poncer/traiter/nettoyer/frotter ? Passez direct au bois composite. C’est des fibres recyclées mélangées à du plastique moulé – propre, net, quasi sans entretien sauf quand il s’encrasse vraiment. Pratique ? Oui ! Mais niveau sensation sous les pieds ou charme du veinage naturel… nada.
C’est un peu l’équivalent du gazon synthétique pour la terrasse : propre et net, mais sans charme naturel. Attention toutefois à certains modèles bas de gamme qui se décolorent ou fissurent rapidement, et qui chauffent beaucoup au soleil.
Bref, on fait comme on peut selon ses envies (et son budget). La vraie question reste : prêt à vivre avec un terrain aseptisé ou prêt à suer pour avoir du vrai caractère sous vos pieds ?
Aménagement et décoration : sublimer sa terrasse en bois
On va être direct : si votre terrasse ressemble à la page 12 d’un catalogue de meubles de jardin, c’est mal barré pour l’originalité. Disons-le franchement, la vraie classe, c’est quand on sent que chaque objet a été choisi (ou bricolé) avec le cœur, voire un peu d’audace. On oublie les ensembles assortis et on casse le moule !
Le mobilier : osez le mélange et le dépareillé
Exit la panoplie en résine plastique qui fait croire à un été éternel. Misez sur du vrai dépareillé : une table en bois brut qui a vécu, deux chaises métalliques colorées qui ne vont avec rien (et alors ?), un fauteuil en rotin dégotté sur Leboncoin… Ajoutez un banc fait maison ou une palette transformée en banquette — effet garanti pour trois fois rien.
Le must ? Piocher dans la récup’ ou bricoler pour créer des pièces uniques. Anecdote : chez mon cousin, une table basse faite d’une vieille porte de berger est devenue la star des apéros, tout le monde veut connaître son histoire. Clairement, ce n’est pas une chaise "Torsby" qui impressionnera vos invités.
La lumière : créer une ambiance chaleureuse et tamisée
L’éclairage, c’est LE détail qui transforme votre deck en scène vivante dès la nuit tombée. Multipliez les sources :
- Guirlandes guinguette suspendues au-dessus (ambiance festive même sous la pluie)
- Spots encastrés dans les lames (pour éviter les chutes nocturnes)
- Lanternes solaires ou lampes nomades pour des coins lumineux et mobiles.
Varier les sources lumineuses rend l’ensemble plus flatteur, même en cas de petits accidents comme un couscous renversé.
La touche finale : plantes, tapis et accessoires qui font la différence
C'est là que ça se joue. Un tapis d'extérieur bien choisi et hop : salon sous les étoiles ! Des pots géants mêlés à des mini cactus pour l'effet jungle urbaine, quelques bougies chauffe-plats cachées dans des bocaux à confiture… Et pourquoi pas un brasero ? Rien de tel pour finir la soirée façon feu de camp sans quitter son bout de plancher.
L’objectif est de transformer cet espace en une véritable pièce supplémentaire, pas seulement un bout de bois avec quelques chaises. Si vos amis refusent de partir après minuit, c’est gagné.
Budget, pose et entretien : les aspects essentiels à considérer
Disons-le franchement, personne ne rêve de parler budget — mais c’est la base. La terrasse low-cost, ça n’existe pas. Ou alors juste le temps de voir son bois gondoler à la première pluie. Entre nous, voici ce que personne ne vous dit sur le coût réel d’une terrasse en bois : oubliez l’addition à la louche, il faut tout compter – même l’huile de coude.
Quel budget prévoir pour une terrasse en bois ?
Les tarifs varient sévère selon le matos choisi.
- Bois européen (Pin Sylvestre/Douglas) : comptez entre 25 et 50 € / m² pour les lames seules (les entrées de gamme durent rarement plus de 10 ans).
- Bois exotique (Ipé, Cumaru) : un choix haut de gamme, souvent entre 70 et 150 € / m² pour les lames.
- Composite : entre 40 et 80 € / m², séduisant mais attention aux modèles bas de gamme.
Mais ce n’est que le début. Les pros affichent des devis "tout compris" autour de 100 à 150 €/m² posé. Et si vous faites vous-même ? Ne croyez pas économiser grand-chose sans compter chaque clou !
À inclure dans le budget réel :
- Lames de terrasse
- Lambourdes structurelles
- Plots réglables ou cales
- Vis inoxydables (pour éviter la rouille)
- Géotextile anti-mauvaises herbes
- Livraison
- Outils spécifiques (scie radiale, perceuse puissante...)
- Main d’œuvre professionnelle ou vos séances chez l’ostéopathe après le chantier
Le "pas cher" aujourd’hui devient souvent très cher demain : changer des lames mal choisies ou une structure foireuse coûte deux fois plus qu'investir direct dans du solide. Bref, on fait comme on peut avec ses moyens… mais on évite l'économie toxique.
Poser sa terrasse soi-même : faisable avec rigueur
Franchement : oui si vous savez tenir un niveau et lire un schéma sans paniquer. La pose sur plots réglables est accessible aux bricoleurs motivés – mais c’est zéro place pour l’à-peu-près !
Les trois étapes cruciales :
1. Préparer un sol stable et bien tassé (terre, gravier compacté voire dalle béton).
2. Régler chaque plot au millimètre pour obtenir une pente douce (l’eau stagnante = l’enfer du bois).
3. Respecter espacement et alignement des lames sous peine d’avoir un cassage express.
Pour ceux qui veulent du détail pratique et des photos concrètes : Poser une terrasse bois sur terre : toutes les étapes clés pour réussir
L’entretien : patine naturelle ou saturation régulière
Poser une terrasse ne signifie pas oublier son entretien. Le bois grise naturellement sous les UV, ce qui n’est ni laid ni dangereux. Certains apprécient cette patine argentée, d’autres préfèrent appliquer un saturateur chaque printemps pour conserver la teinte d’origine.
L’entretien minimal consiste en un brossage énergique avec un balai brosse et de l’eau claire pour éliminer mousse et saletés. Pour ceux qui veulent éviter la patine grise, un saturateur rénovateur ravive la couleur, à renouveler presque chaque année.
Pour conserver votre terrasse comme neuve, consultez notre article dédié au nettoyage et à l'entretien d'une terrasse en bois.
Construire sa terrasse de rêve : conseils pour se lancer
L’objectif n’est pas d’impressionner avec une terrasse hors de prix ou la plus grande du quartier. Une vraie terrasse est un lieu où l’on aime passer du temps, où les amis viennent sans invitation, et où le mobilier a une histoire.
Il ne vous manque qu’un mètre ruban, un peu d’audace et la volonté de passer à l’action. Prenez vos mesures, choisissez entre le composite pratique et l’IPE authentique, et lancez-vous. L’apéro n’attend pas.
2. Respecter le contexte (pente, budget, voisins).
3. Créer une ambiance chaleureuse (lumière, déco, convivialité).




